OM - Les dirigeants ont négocié très serré avec les néo-pros...

Par Jules Autef
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L'OM a officialisé début juin les signatures de six nouveaux contrats professionnels pour des jeunes issus de son centre de formation. L'aboutissement de négociations longues et menées avec une extrême rigueur par les dirigeants olympiens.

Cheick Souaré, Ugo Bertelli, Nassim Ahmed, Richecard Richard, Jorès Rahou, Aaron Kamardin... Ces noms sont encore peu connus du grand public, mais se sont récemment ajoutés à la liste de l'effectif professionnel de l'Olympique de Marseille. Le club provençal, qui ne dispose d'aucune marge de manoeuvre sur le mercato tant qu'il n'a pas vendu un ou plusieurs joueur(s) bankable(s), a choisi de promouvoir les éléments de son centre de formation, en offrant six contrats pros en une semaine, début juin.

Si la signature d'un premier contrat professionnel est évidemment moins coûteuse que le transfert d'un joueur plus expérimenté, l'OM n'a pas pour autant desserré les cordons de la bourse au moment de négocier avec ses jeunes pousses. Dans les colonnes de La Provence, on apprend que les dirigeants marseillais ont débuté les pourparlers avec des salaires et primes à la signature largement revus à la baisse, entre 4 000 et 8 000 euros mensuels pour les salaires et 50 000 € en moyenne pour les primes. "On n'a pas été surpris car on connaît la situation financière du club, mais il ne faut pas que ça devienne une habitude", prévient un agent concerné.

La jurisprudence Lihadji n'a pas empêché l'OM de faire pression

Seul un des six jeunes concernés serait parvenu à négocier un salaire supérieur aux 100 000 euros. Les autres se sont laissés convaincre par le fameux projet sportif. Ou plutôt par des menaces implicitement émises par la direction phocéenne. "L'OM nous a fait comprendre que si on ne signait pas, le petit n'aurait pas tout le positif auquel il pourrait prétendre en signant", raconte encore un agent au quotidien régional. En clair, un jeune refusant de signer ce contrat pro aurait été privé des entraînements avec l'effectif d'André Villas-Boas ou des matchs de Youth League, une scène importante pour briller aux yeux des recruteurs.

Le club phocéen a fini par obtenir gain de cause, mais sa rudesse dans les négociations avec ses jeunes n'a pas toujours été couronnée de succès. L'exemple le plus récent reste celui d'Isaac Lihadji, considéré comme le plus grand talent passé par la Commanderie ces dernières années, écarté du groupe de Villas-Boas le temps que son avenir soit réglé, mais qui a tout de même décidé de partir cet été, direction Lille. Espérons pour l'OM que l'éclosion des Bertelli, Rahou, Kamardin et consort parviendra à faire oublier cet échec dans les mois à venir...