Michel n'a jamais été l'homme de la situation pour Marseille. Arrivé pour jouer les pompiers de service après la démission de Bielsa, l'Espagnol aura finalement embrasé le Vélodrome, le groupe et la direction. Va-t-il partir ? Oui, mais pas tout de suite...
Michel est au centre des turbulences que traverse l'OM cette saison. Arrivé en catastrophe pour suppléer un Marcelo Bielsa démissionnaire dès la première journée, l'entraîneur espagnol n'a jamais réussi à convaincre le club de ses capacités. Pire : il a été complètement lâché par ses hommes contre Rennes (2-5), ces mêmes hommes qui seraient quasiment en autogestion pendant les entraînements à en croire L'Equipe. L'Olympique de Marseille devient peu à peu la risée du football, et se séparer du coach devient urgent.
Un problème de taille se pose pourtant pour les dirigeants phocéens. Licencier Michel, pourquoi pas, mais avec quel argent ? Le manque de capacités financières devrait obliger les Olympiens à garder l'entraîneur jusqu'à la fin de la saison... Sauf si les Marseillais réussissent à convaincre Martino, l'agent de Michel, de persuader son protégé de démissionner ou d'accepter un accord avec la direction pour un départ a minima. Cette solution est envisagée, mais mal embarquée : Michel devrait bien revenir à la Commanderie après ses deux jours et demi à Madrid.
La direction phocéenne n'a donc aucune emprise sur le présent à moins de perdre beaucoup d'argent : il s'agit de préparer le futur. Dans ce but, Vincent Labrune et Margarita Louis-Dreyfus ont renoué un dialogue qui semble avoir porté ses fruits. Il n'est désormais plus question d'une saison, mais de la survie du club, comme le glissait une source proche du dossier à L'Equipe : "Aujourd'hui, Michel n'est plus un sujet central. Quelque part, on est déjà passés à autre chose. Ce qui est en jeu, clairement, c'est la pérennité du club à moyen terme." Avant de pouvoir se séparer de l'entraîneur et de pouvoir reprendre sur de nouvelles bases, l'OM devra assurer son maintien en battant des adversaires directs : Bastia et Bordeaux. Et cette lutte pour leur survie, les Olympiens n'y ont pas été préparés...