Mercato - Les arguments de Pablo Longoria pour justifier sa gestion très décriée du mercato

Par Julien Castanheira
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Pablo Longoria (OM)

Pablo Longoria (OM)

Au cours d'un entretien pour So Foot, Pablo Longoria est revenu sur le mercato de l'OM. 

Pablo Longoria s'est livré à coeur ouvert dans les colonnes de So Foot. Le Président de l'OM a décidé de s'expliquer en longueur sur le mercato, lui qui est la cible de pas mal de critiques depuis plusieurs semaines maintenant. Pour débuter, le dirigeant est d'abord revenu sur le départ de Mattéo Guendouzi. "Mattéo est quelqu’un de très charismatique, avec une forte personnalité. En même temps, il arrivait à deux ans de la fin de son contrat, à un moment où il avait perdu du temps de jeu, et où sa valeur sur le marché risquait de décliner. Et puis, c’est aussi important de dire les choses: c’est Mattéo lui-même qui est venu me voir au mercato d’hiver en me disant qu’il fallait préparer son départ pour l’été suivant". 

Pablo Longoria livre ses arguments

Le cas Alexis Sanchez est un autre dossier sensible aux yeux des supporters et Pablo Longoria a, encore une fois, sa vérité. "Avant le changement d’entraîneur, on a proposé un nouveau contrat à Alexis. Ensuite, faute d’avoir une réponse rapide de sa part, et compte tenu du recrutement de Marcelino, qui voulait jouer un football ordonné et basé sur la contre-attaque, le profil d’Aubameyang nous semblait plus adapté. Et attention: je ne veux surtout pas manquer de respect à Alexis, qui nous a énormément aidés !"

Alors que certains joueurs quittent très rapidement le club après leur arrivée (Sanchez 1 an, Renan Lodi 6 mois, Vitinha 1 an...), Pablo Longoria ne voit pas de mal à cette instabilité. Selon lui, les supporters s'attachent à une équipe et non aux joueurs. "C’est toujours un aspect à prendre en considération, mais j’ai une autre approche. Je pense que les supporters s’attachent davantage à une équipe, à un club, à une devise, qu’à une ou plusieurs individualités. Le football, c’est onze contre onze". Et Pablo Longoria a des lignes directrices très claires lorsqu'il cherche des joueurs. "Par exemple, j’ai dit à Mehdi Benatia : “Il nous faut un latéral gauche de moins de 23 ans, parce que j’ai déjà un 96 avec Ulisses Garcia, un 92 avec Clauss, un 96 avec Murillo. Il faut donc qu’on crée de la valeur avec un jeune". À voir, désormais, si les supporters comprennent les arguments de Longoria.