Viendra, viendra pas ? Le cas Mario Balotelli est loin d'être réglé, à tout juste un mois de la clôture du marché des transferts. Si dans le football, tout peut aller très vite, ce dossier est pour le moins complexe, et loin d'être bouclé à l'heure actuelle. Dans ce jeu de dupe, toutes les parties jouent aussi un impressionnant poker menteur...
En s'attaquant au dossier Mario Balotelli au début de l'été, l'Olympique de Marseille s'attendait à traiter un cas compliqué. Mais probablement pas aussi complexe. En effet, les Phocéens discutent depuis le début du mois de juin avec l'OGC Nice pour l'attaquant italien de 27 ans, sans parvenir à un accord pour le moment. Pire, d'après les informations de L'Équipe, aucune offre n'a encore été envoyée au GYM, d'après les Aiglons. Côté Marseillais, on affirme que deux offres ont déjà été formulées.
Alors que le prix pour racheter la dernière année de contrat de Super Mario est connu depuis de nombreuses semaines, à savoir 10 millions d'euros, l'OM est visiblement le principal coupable. "C'est pourtant un transfert très simple. On a dit à Mario et à son agent qu'il pouvait partir, il n'a qu'à choisir son club et on se mettra d'accord avec lui. Si Marseille le veut, il faut juste passer au guichet, et le guichet est à Nice. Sincèrement, je ne peux pas vous dire pourquoi Marseille ne nous a pas transmis d'offre" confie un dirigeant niçois à nos confrères.
JH Eyraud à JP Rivère : "On va vous le laisser, il a l'air dur à gérer"
Mais ce n'est pas tout. L'ombre de Mino Raiola traîne sur le dossier et le sulfureux agent compte bien offrir le meilleur contrat - et la meilleure commission possible- lors des négociations. Alors qu'il sonde/ attend toujours des propositions des plus grands clubs européens, l'Italien s'est déjà mis d'accord avec l'OM sur le salaire du joueur autour d'un contrat de 3 ans. Cependant, Marseille n'aurait pas les moyens de payer le transfert (à savoir ces fameux 10 millions), les émargements du joueur ET le montant de la commission pour l'agent. Les Phocéens aimeraient alors partager cette commission avec Nice...
Les dirigeants des deux parties jouent aussi un jeu de poker menteur. Logiquement, ce dossier exaspère tout le monde, à commencer par Jacques-Henri Eyraud : "On va vous le laisser, il a l'air dur à gérer" aurait-t-il confié à son homologue niçois, mi-juin dernier. Pourtant, cela n'a pas empêché l'OM de recevoir le joueur fin juin à la Commanderie pour s'entretenir directement avec lui. Le 15 juillet, jour de la finale de la CDM, JHE et un directeur de l'OGC Nice se rencontrent, là encore pour Balotelli : "Vous avez rendu compliqué un dossier simple" lâche le Niçois. "Je ne peux payer Balotelli que sur un an. Tant pis, on ne le fait pas" rétorque le Phocéen, agacé. Quoi qu'il en soit, pour le moment le dossier menant à l'Italien n'a rien de super, sauf sa complexité...