Non conservé par l'OM à la suite d'un prêt pourtant concluant, Bafetimbi Gomis n'en veut pas à ses ex-dirigeants, mais avoue qu'il attendait des marques d'affections plus fortes de leur part pour l'inciter à poser ses valises. En d'autres termes, un meilleur contrat, que Galatasaray a fini par lui offrir. Il raconte également qu'un accrochage avec des supporters l'a dissuadé de rester...
L’Olympique de Marseille a attendu le dernier jour du mercato pour dénicher son nouvel attaquant, l’ancien du Benfica Kostas Mitroglou (29 ans). La fin d'une longue quête menée durant tout l’été par ses dirigeants. Ces derniers auraient tout de même pu se l’éviter si leurs négociations avec Bafetimbi Gomis avaient abouti. Mais à la suite de son prêt d’un an et malgré une envie affichée de rester sur la Canebière, l’attaquant tricolore (32 ans) est finalement reparti à Swansea, avant d’être transféré à Galatasaray.
Depuis la Turquie, il a expliqué à nos confrères de L’Equipe comment se sont passées ses discussions avec l’OM. « J’avais ouvert la porte. Je m’étais dit : pourquoi pas, même si ce n’était pas l’idée de départ quand je suis arrivé en prêt de Swansea. Mais il aurait fallu que toutes les conditions soient réunies pour que je reste. Ça n’a pas été le cas », résume-t-il, avant d’entrer dans les détails… « J’ai senti une envie de me conserver mais pas une volonté absolue (…) Je ne me suis pas senti au coeur du projet. Donc j’ai décidé de partir. »
Une altercation à la Commanderie
Gomis explique avoir senti très tôt que son aventure phocéenne ne durerait pas plus d’un an. « Dès le début des négociations, je savais que je ne resterais pas. 1, je n’ai pas senti cette réelle envie de travailler avec moi ; et 2, on ne me donnait que deux ans de contrat. La rémunération proposée a simplement confirmé ce que je pensais », ajoute-t-il, sans tabou. « Comme l’a dit Rudi Garcia, ils avaient envie de me garder, mais il n’était pas question de faire de folies. J’ai une relation magnifique avec le coach et cela ne changera pas, mais ça, je n’ai pas compris. Galatasaray m’a acheté 2,5M€. Sans faire de comparaison avec lui, ils ont acheté un attaquant 15 millions, avec un salaire qui doit être équivalent au mien. C’était plus raisonnable de privilégier la piste qui menait à moi. Mais bon, ce n’est que mon avis. »
Autre événement ayant fait pencher la balance, une altercation avec un groupe de supporters, en fin de saison dernière. « La veille du dernier match de championnat, il était 19 heures, je me promenais au centre d’entraînement et je me suis fait agresser par des supporters, venus pour une réunion. On a failli en venir aux mains. Ils ont voulu me taper car ils me reprochaient, entre autres, de faire la panthère, ce qui faisait référence à Saint-Etienne, etc. Sans l’intervention d’un membre du personnel administratif, cela aurait viré à la catastrophe », se souvient Gomis. « Cet épisode m’a blessé. Tu ajoutes à cela une proposition sur deux ans, une rémunération à la baisse. Je ne voulais pas repartir dans l’arène sans être pleinement soutenu. »