Mercato - Eyraud monte au créneau !

Par Jules Autef
4 min de lecture
Eyraud ne veut pas recruter dans la précipitation... quitte à ne pas recruter !

Eyraud ne veut pas recruter dans la précipitation... quitte à ne pas recruter !

En conférence de presse, ce mercredi, Jacques-Henri Eyraud a répondu aux critiques sur le mercato de l'OM, dont la plupart viennent de ses propres supporters. Pas sûr que ses explications soient de nature à les rassurer...

En se présentant dans l’auditorium de la Commanderie, ce matin, pour présenter sa nouvelle recrue Aymen Abdennour, Jacques-Henri Eyraud savait que les journalistes ne lui laisseraient aucun répit. Se refusant à établir un bilan du mercato olympien, à un peu plus de vingt-quatre heures de la fin du marché, il s’est tout de même évertué à défendre le travail réalisé jusqu’ici. Sous pression, il s’en est à peine mieux sorti que les hommes de Rudi Garcia, dimanche à Monaco (6-1).

« Avant cette défaite, j’ai l’impression que les mouvements réalisés jusqu’ici (Luiz Gustavo, Mandanda, Germain, Rami, Amavi) étaient salués pour leur cohérence. À Marseille, comme ailleurs, une défaite peut tout remettre en cause, mais cela ne nous déviera pas de notre route », a prévenu le président de l’OM. « Les exigences du "Projet OM Champions" n’ont jamais varié. Depuis le début, on avait dit que l’on investirait 200 millions d’euros pour renforcer cette équipe, sur quatre ans. Ça nous est reproché aujourd’hui, mais c’était un moyen de fixer les attentes. Entre-temps, le marché a explosé. Est-ce que c’est sain ? On verra dans quelques années. »

« On ne recrutera pas sous la pression »

Impuissant face aux sommes dépensées par les deux écuries les plus fortunées de l’Hexagone (Paris et Monaco, faut-il le rappeler), Eyraud espère que les efforts financiers déjà réalisés par l’OM se retranscriront sur le terrain. « Il y a des équipes en Europe qui n’ont pas dépensé un demi milliard d’euros pour devenir championnes. Il existe une corrélation directe entre les investissements réalisés et la réussite sportive, mais la beauté du football, c’est qu’il y a parfois de beaux parcours », a-t-il rappelé. « Et, déjà, avec ces investissements-là, on est dans le top 3 du football français. Je voudrais qu’on se rende compte de ce qu’était l’état de l’Olympique de Marseille il y a douze mois. Le club n’a toujours pas un euro de dette à son bilan depuis. Je pense que cela mérite de la reconnaissance et du respect. »

En attendant, les supporters Marseillais attendent qu'un nouvel attaquant pose ses valises sur la Canebière avant demain soir. « Tout le monde se focalise sur l’arrivée d’un attaquant. On aimerait que ça se fasse, mais on ne recrutera pas un attaquant qui ne répond pas aux besoins définis. On ne recrutera pas sous la pression (…) Rudi (Garcia), Andoni (Zubizarreta) et moi validons le fait qu’il serait bien qu’un attaquant vienne. Mais on pense aussi que cette arrivée potentielle ne doit pas se faire dans des conditions sportives et économiques irréalistes, injustifiées. Voilà, c’est aussi simple que ça. » Même si plusieurs dossiers sont encore à l’étude, le risque de voir l’OM faire la première partie de saison avec Valère Germain pour seul attaquant de pointe existe donc réellement...