Au cours d'un long papier dans L'Équipe, les Présidents de Ligue 1 ont été invités à réagir au dossier al-Khelaïfi. Le Président du PSG, également à la tête de BeIn Média, est actuellement visé par une enquête de la justice suisse pour corruption autour des droits TV des prochaines Coupes du Monde...
Ce mercredi, à Berne, de nombreuses caméras seront présentes du côté du MPC, le Ministère Publique de la Confédération Suisse. En effet, Nasser al-Khelaïfi va venir s'expliquer autour de ses relations avec Jérôme Valcke et la possible corruption dont il est suspecté pour les CDM 2026 et 2030. Forcément, cette affaire a fait du bruit dans l'Hexagone, et les autres Présidents de Ligue 1 ont été invités à réagir face à l'affaire de leur collègue. Et les dirigeants ne cachent pas leur solidarité.
"Je soutiens Nasser, mais je ne connais pas le truc. Ça n'a rien à voir avec ses activités au PSG donc, ça n'a rien à voir avec le football français. Ça ne me regarde pas, je n'ai pas à exprimer de position, même si je le soutiens" explique Laurent Nicollin, le Président du MHSC. Son confrère bordelais, Stéphane Martin, apporte également son soutien. "Au nom de la bonne camaraderie entre présidents du foot français, on est solidaires. (...) On espère qu'il va pouvoir lever les doutes le plus rapidement et il souhaitait d'ailleurs être entendu le plus vite possible. La présomption d'innocence s'applique, mais il est compliqué d'avoir un avis sur le fond, car c'est une affaire extérieure au foot."
Caïazzo et Kita prêts à le défendre
al-Khelaïfi peut également compter sur deux fervents "supporters", avec Waldermar Kita (FC Nantes) et Bernard Caïazzo (ASSE). "C'est un domaine, les droits TV, qui n'a rien à voir avec son activité de président du PSG. (...) Je ne comprends pas cet acharnement contre quelqu'un qui réussit. C'est quelqu'un qui nous aide au niveau du foot. Il faut laisser faire la justice au lieu de parler dans le vide pour salir la personne, le club, et le foot, car on mélange tout" lâche le Nantais, un brin agacé. "On a besoin de ces gens-là, par rapport au travail qu'ils font pour l'image du foot français. On ne peut pas balancer les gens à la poubelle alors qu'ils font du super boulot. Il faut les défendre".
Caïazzo croit, lui aussi, dur comme fer en l'innocence du président parisien. "Je vous assure qu'il ne peut pas y avoir un seul problème avec lui. Il est extrêmement prudent, je le connais depuis cinq ans et il ne regarde même pas la ligne jaune. Alors de là à la dépasser.. S'il y a bien quelqu'un qu'on ne peut pas soupçonner, c'est lui. (...) Je n'ai aucun doute car je connais très bien l'homme. Il ne rentre jamais dans des choses qui pourraient l'exposer à des soupçons. Il est trop intelligent pour ça. (...) On n'en parlerait pas s'il ne s'agissait pas de présidents de foot".
Et les deux Olympique dans tout ça ?
Deux clubs n'ont pas souhaité faire de commentaires autour de cette affaire : les deux Olympiques. Contacté par L'Équipe, Jacques-Henri Eyraud, le Président de l'OM, n'a pas souhaité s'exprimer sur cette affaire, lui qui a pu croiser Al-Khelaïfi dimanche dans les travées du Vélodrome. Aulas, quant à lui, a répondu par texto qu'il ne voulait pas évoquer ce sujet "car L'Équipe serait les premiers à lui reprocher". Un dernier président n'a pas voulu se mouiller, Bertrand Desplat (EAG) : "C'est parce qu'il est président du PSG que ça intéresse du monde. Le fait que ce soit un collègue, impliqué dans une affaire qui est personnelle, m'engage à ne pas m'exprimer sur la question. Je ne commente pas les affaires internes des autres clubs".