Patrice Evra, Morgan Sanson, Grégory Sertic, Dimitri Payet... L'Olympique de Marseille a sorti son chéquier cet hiver, avec une volonté d'enrôler plusieurs joueurs français, l'un des thèmes chers à la nouvelle direction olympienne. Une vision défendue ce mercredi par Andoni Zubizarreta, qui réfute toutefois l'idée de recruter tricolore, pour recruter tricolore : "C’est curieux parce qu’on peut penser que notre mercato a été le fruit d’une étude qui nous a poussé à ne prendre que des joueurs français pour des raisons d’adaptation. Mais ce n’était pas vraiment ce que nous avions comme idée au départ" a-t-il expliqué, en entretien avec La Marseillaise. "On a fait une liste de différents profils expérimentés, des habitués du haut-niveau comme Patrice Evra, ou Dimitri Payet, des joueurs qui connaissent bien la Ligue 1, comme Grégory Sertic. Pour la plupart des clubs, le mercato d’hiver sert plus à faire des ajustements, même si tu peux toujours trouver une pépite. [...] En hiver, si tu prends un joueur le 4 janvier, il faut qu’il puisse jouer le 5 et être bon tout de suite. C’est un élément important et ça change beaucoup la capacité de progression de l’équipe. Pour Rudi (Garcia), les recrues hivernales lui offrent des possibilités tactiques un peu différentes. Je pense que ça a été un bon mercato."
Dans la foulée, le directeur sportif marseillais a détaillé les différents processus pour faire l'acquisition de ses premières recrues : "Chaque joueur a son histoire. Avec Sanson c’est un travail sur le présent et aussi le long terme. Sertic a eu la possibilité de partir de Bordeaux, un club où il a joué durant toute sa carrière, c’est une caractéristique différente, comme pour Evra. C’est celui avec qui on a le plus échangé. Sa première question a été : Tu pars de Barcelone, pourquoi venir à Marseille ? Ça a été une discussion de plus de deux heures et demi avec pizzas... On a parlé de l’OM mais aussi de foot en général, des idées de jeu. Je peux comprendre ces interrogations de la part d’un joueur qui a déjà une grosse expérience. Je me sens assez proche d’un joueur comme lui" a-t-il assuré. "Pour Dimitri, la première fois que le président m’a appelé pour me dire qu’on pouvait travailler sur le dossier, je lui ai dit : « Bon, je commence pour l’été », et lui me répond : « Non, c’est pour cet hiver ». Parce qu’en hiver, en général, il n’y a pas de gros noms qui changent de club. Des joueurs peuvent partir de France pour l’Angleterre, mais l’inverse est plus compliqué. Ça s’est bien fini. Chacun a son histoire, pour moi il n’y a pas de préférence. Ils sont tous arrivés pour nous aider."