Un peu plus de deux semaines après la mise en vente officielle de l'OM, Mohed Altrad s'est ouvertement montré intéressé par sa reprise. L'homme d'affaires français d'origine syrienne est déjà patron du club de rugby de Montpellier.
"Ça s'agite autour de la vente" de l'OM, écrivaient mercredi nos confrères de La Provence. Deux jours plus tard, un premier éventuel investisseur évoque publiquement l'hypothèse d'une reprise du club olympien : Mohed Altrad. Interrogé par BFM Business dans un entretien dévoilé dans son intégralité ce soir à 20h30, il entame un semblant d'opération séduction en déclarant que l'OM est "un club magnifique avec un public magnifique. Même lorsque Marseille n’est pas en très grande forme, vous avez un public extraordinaire qui est acquis à la cause du football. Donc pourquoi pas un jour (racheter l’OM, ndlr) ?"
L'homme d'affaires d'origine syrienne, élu entrepreneur mondial de l'année 2015 (une première pour un français) à la tête du groupe qui porte son nom et qui se spécialise dans les échafaudages et les services aux industries du BTP, semble donc intéressé par la mise en vente de l'Olympique de Marseille, dont la propriétaire actuelle, Margarita Louis-Dreyfus, est selon lui "manifestement pas passionnée par le foot".
L'OM comme support de communication pour Altrad
Altrad, lui, peut se targuer d'être un fin connaisseur de sport, puisqu'il y est déjà impliqué depuis 2011 et sa reprise du Montpellier Hérault Rugby. Un club qu'il pourrait lâcher, ou du moins laisser de côté, pour s'atteler à la reprise de l'OM. "Pour l’instant, je souhaite accomplir ma mission à Montpellier en termes de rugby, amener des trophées au club. Montpellier n’a jamais rien gagné. Si le MHR gagne le titre cette année ? Je regarderai le dossier (de l'OM, ndlr). Je ne l’ai pas vu."
Mais s'il n'a pas encore scruté la situation du club phocéen, Mohed Altrad sait déjà ce que ses éventuels investissements à Marseille pourraient lui apporter. "Ça peut être un support de communication extraordinaire", explique Altrad, 1694e fortune mondiale selon Forbes. "Marseille et Montpellier ne sont pas très loin. Je suis ouvert. Je ne me fixe pas d’objectif, je ne me mets pas d’obstacle. On dit que l’horizon recule au fur et à mesure que vous avancez vers lui. Alors pourquoi pas Marseille ?"