Depuis mi-septembre et le redressement opéré par l'OM, on remarque une montée en puissance de Florian Thauvin, confirmée hier malgré la défaite à Salzburg en Ligue Europa.
Au sortir d'une défaite insipide sur la pelouse de Salzburg (1-0), les motifs de satisfaction sont rares pour Rudi Garcia. Assez pour souligner la sortie de Florian Thauvin, encore une fois très séduisante. Percutant à chacune de ses prises de balle (7 dribbles réussis), impliqué sur toutes les occasions de sa formation, qu’elles soient conclues par Lopez (17e), Sanson (46e) ou lui-même (36e et 57e), il était incontestablement l’Olympien le plus dangereux sur la pelouse de la RedBull Arena (3 frappes, 4 passes avant un tir).
Une prestation dans la lignée de celles que l’éphémère joueur du LOSC nous propose depuis deux semaines. Sur les quatre derniers matchs, face à Konyaspor (1-0), Amiens (2-0), Toulouse (2-0) et Salbzurg, donc, Thauvin n’est certes pas le joueur le plus décisif, avec seulement un but (contre Toulouse) et une passe décisive (à Amiens), mais présente des statistiques remarquables. Avec 79 ballons touchés en moyenne par match, il est celui par qui la majorité des offensives marseillaises passent, ce qui lui permet de dribbler (5 dribbles réussis par match) distribuer (3 passes avant un tir) ou tenter sa chance (4 tirs).
Le 4-2-3-1 lui va si bien
La concomitance de ces bonnes performances individuelles avec la série de bons résultats glanés par l’OM (3 victoires sur les 4 derniers matchs) doit aussi, peut-être, au changement tactique opéré par Rudi Garcia depuis la réception de Konyaspor, il y a quinze jours. Le 4-2-3-1 instauré par le coach Phocéen a permis de densifier le milieu de terrain, donnant ainsi plus de liberté à ses latéraux. Réputé pour son apport offensif, Hiroki Sakai plonge régulièrement dans le dos de Florian Thauvin, ce qui lui libère beaucoup plus d’espaces et lui offre davantage de solutions. Cette bonne passe, qui lui a valu une nouvelle convocation en équipe de France hier, n’a rien d'un hasard...