OM - Rudi Garcia explique ses choix payants

Par Jules Autef
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Rudi Garcia quelques secondes avant le coup d'envoi, jeudi soir.

Rudi Garcia quelques secondes avant le coup d'envoi, jeudi soir.

Si l'OM a battu Salzburg (2-0) sans donner l'impression de maîtriser son match de bout en bout, son entraîneur Rudi Garcia était quant à lui proche du sans faute. Que ce soit dans sa composition de départ ou les remplacements qu'il a effectués, l'entraîneur Marseillais n'a réalisé que des choix judicieux.

Mercredi, Rudi Garcia disait vouloir "démontrer que l’OM d’avril est un OM différent de celui de l’automne". Même si son homologue Marco Rose a vu une production de jeu "semblable à ce que les Marseillais avaient fait en poules", les 28 septembre et 7 décembre dernier (défaite 1-0 de l’OM à l’aller, 0-0 au retour), le coach Olympien avait tout fait pour accentuer la transformation opérée par son équipe depuis la fin de l’année dernière, en alignant un onze de départ très porté vers l’attaque.

"Avec le forfait de Rolando, je n'avais pas énormément de choix", a rappelé le technicien après la rencontre. "J'avais mis une équipe très, très offensive. Au milieu, on avait Morgan Sanson et Maxime Lopez en plus de quatre joueurs offensifs devant eux (Ocampos, Payet, Thauvin et Mitroglou, ndlr). Avec Luiz Gustavo derrière, c'était très joueur, mais c'était important d'avoir cette maîtrise technique pour sortir de leur pressing dans les petits espaces. On a quand même eu du déchet, mais on a été intelligent."

Zambo au charbon, Njie met le second

Inspiré pour choisir ses dix joueurs de champ titulaires, Rudi Garcia l'a également été en cours de match, en lançant les bons entrants, aux bons endroits et aux bons moments. "Eux non plus n'étaient pas très athlétiques en face, mais en perdant Ocampos (53e), ça devenait problématique à ce niveau-là, ce qui explique la rentrée de Frank Zambo à sa place", a expliqué l'entraîneur Phocéen. Comme à son habitude, le puissant milieu de terrain camerounais a réalisé le travail de l'ombre sur ses quarante minutes de jeu, grattant plusieurs ballons importants dans l'entre-jeu (3 interceptions, 4 tacles) grâce une solidité extrême dans les duels (il en a remporté 9 sur 10).

En rentrant sur la pelouse, Zambo-Anguissa a fait coulisser Maxime Lopez sur l'aile gauche délaissée par Ocampos, mais Garcia s'est vite aperçu de la faille que cela a créé. "Max est passé à gauche, mais avec son carton jaune et les montées de Lainer dans son couloir, il fallait vite corriger, donc j'ai fait rentrer Clinton Njie." Lancé à l'heure de jeu, l'ancien Lyonnais n'a pas mis longtemps à se faire remarquer, inscrivant le but du break trois minutes plus tard ! "Il a été très bien parce qu’il a marqué, mais il a aussi été exceptionnel sur le plan défensif", a souligné Garcia. "Je suis vraiment content pour lui, ça montre encore une fois que le groupe est important."

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Cette notion de groupe, de sacrifice pour l'équipe, Valère Germain l'a parfaitement incarnée en remplaçant un Florian Thauvin fatigué à la 81e minute. À contre-emploi, il s'est servi de son jeu de tête pour conserver quelques ballons en fin de match (3 duels aériens remportés sur 3). "Hors rôle, il a été très, très bon à droite", s'est réjouit Garcia. "J'ai des joueurs intelligents, qui comprennent vite, ça aide..." Faire les bons choix aussi !