Tel un phénix, Rolando renait de ses cendres, ces derniers jours, sous les consignes du nouvel entraîneur Rudi Garcia. Homme du match face au PSG, le Portugais devrait être de nouveau aligné, ce soir, face à Bordeaux...
Mis au placard par Franck Passi, Rolando a profité du changement d'entraîneur pour retrouver les chemins des terrains de Ligue 1. Titularisé pour la première fois depuis le 14 mai (à Troyes), le Portugais a impressionné par sa justesse et son intensité lors du Classico au Parc des Princes. Solide dans les duels, décisifs, et bon relanceur, le joueur de 31 ans s'est installé comme le taulier de la défense marseillaise. Ce dimanche, à quelques heures de la rencontre OM - Girondins de Bordeaux au Stade Vélodrome (20h45), ce dernier s'est confié dans les colonnes de L'Équipe sur son calvaire de début de saison...
Humble, Rolando a montré, au cours de son interview, qu'il n'était pas rancunier face aux décisions de Franck Passi. Écarté dès les premiers matchs de pré-saison, le Portugais retient cependant sa belle relation avec son ex-entraîneur : "Fin mai, je suis parti en vacances et je pensais aller au bout de mon contrat. Quand j'ai repris l'entraînement, Passi m'a parlé. Il devait faire des choix techniques, je ne rentrais pas dedans", raconte-t-il. "Rien de personnel. Il m'a dit que c'était mieux de chercher quelque chose. J'ai répondu : 'Cette situation est nouvelle pour moi. Si je peux trouver une offre qui soit bien pour moi et l'OM, je le fais' ". Faute de mieux, Rolando est resté à la Commanderie pour le plus grand bonheur du nouvel entraîneur, Rudi Garcia. "Le club a fait ce type de choix (contraintes financières) avec d'autres, pas pour moi. Mais je remercie Passi de me l'avoir dit en face à face. Comme un homme. Passi est une belle personne. Si je le revois, j'aurai plaisir à me balader et discuter avec lui", affirme l'international Portugais.
Mais face à cette situation compliquée, le Cap-Verdien n'a jamais baissé les bras et a fait tout son possible pour revenir au meilleur niveau : "Passi me traitait comme un membre du groupe, mais je savais que je partais derrière tous les autres dans la hiérarchie. Le foot est ainsi. Je suis le dernier pour le coach ? Je me bats pour être le premier. J'ai confiance en mes qualités" a-t-il rappelé. Aujourd'hui, après sa belle première semaine sous l'ère Garcia, Rolando retrouve des sensations et une place de titulaire (déjà ?) indiscutable. Il a d'ailleurs évoqué les premier pas de son nouveau coach : "Il m'a d'abord parlé en italien, ça m'a rappelé des souvenirs. Quand j'affrontais la Roma, avec Naples ou l'Inter, il avait toujours la mâchoire serrée, il semblait dur. Or, il est assez sympa, il donne beaucoup d'importance à la relation personnelle. Avant le Classique, il ne m'a pas dit grand-chose, il connaît mon vécu. Il m'a donné de petites consignes, il est très précis". En pleine confiance, Rolando pourrait prouver, ce dimanche soir, qu'il mérite amplement sa place dans le XI de départ...