Arrivé, cet été, en provenance de Porto, Rolando se retrouve d'ores et déjà au centre des critiques. Mis en cause pour ses récentes performances et son style de jeu atypique, le défenseur brésilien a répondu sans détour, ce jeudi, dans un entretien à RMC Sport.
Malgré sa récente victoire à Lille, dimanche, l'Olympique de Marseille reste dans une situation fragile. La faute à une entame de saison plus que poussive. Symbole de ces difficultés, Rolando vit des débuts compliqués sous le maillot phocéen. Mais le défenseur de 30 ans ne s'en inquiète pas. "J’ai énormément confiance en moi quand je me réveille tous les matins, a-t-il confié. Quand les choses ne vont pas bien, on est critiqué, je le sais. Quand il s’agit de mauvaises critiques, je les laisse passer. Si c’est une critique qui peut m’aider, j’essaie de m’en servir pour progresser. On progresse toujours, même à 30 ans. Mais je n’ai ni Twitter, ni Facebook, ni Instagram. Comme ça, ça me passe au-dessus. Quand je suis chez moi, j’essaie d’être avec ma famille. D’oublier un peu le foot même si je regarde parfois des matches. J’ai envie de vivre ma vie. Les critiques ne me touchent pas".
"Je ne sais pas quand je serai dans ma meilleure forme"
L'ancien défenseur de Porto, Naples, l'Inter Milan et Anderlecht a tout de même concédé qu'il n'était pas "dans (sa) meilleure forme". "Je suis mieux que lorsque je suis arrivé parce que j’ai passé beaucoup de temps sans jouer. Je n’ai pas effectué la présaison donc c’est difficile. Aujourd’hui, je me sens bien mieux physiquement. Je connais mieux mes équipiers, mais aussi les arbitres, les adversaires, la Ligue 1. Je sais que je dois m’améliorer. Je ne sais pas quand je serai dans ma meilleure forme".
En attendant, les observateurs comme les supporters marseillais ne le ménagent pas. Pas de quoi l'atteindre. Et encore moins le faire changer de style de jeu. "Ma taille (1,89m) et ma puissance m’aident beaucoup. Mais ma force, c’est mon mental, l’intelligence tactique. Avec l’expérience, j’ai appris à mieux lire le jeu, à choisir le bon moment pour monter, tacler. (...) On est des défenseurs, on est là pour empêcher le ballon d’entrer dans le but. Si je dois me sacrifier avec mon corps, cela ne me pose pas de problème. Et si je dois me jeter comme à Lille, je le referai de la même façon. J’essaye de tout donner. Je suis là pour défendre".