OM - Riolo : "Bielsa? Sa grande faute aura été d'être naïf"

Par Gaëtan Barralon
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Avec quatre défaites consécutives, Marcelo Bielsa et l'OM se retrouvent dans une situation périlleuse en vue d'accrocher le podium

Avec quatre défaites consécutives, Marcelo Bielsa et l'OM se retrouvent dans une situation périlleuse en vue d'accrocher le podium

C'est une défaite qui fait mal, très mal. Ce vendredi, l'Olympique de Marseille a subi un sérieux traumatisme en s'inclinant face à Lorient à l'issue d'une rencontre au scénario complètement fou (3-5). Avec ce quatrième revers consécutif, les hommes de Marcelo Bielsa pourraient se retrouver à cinq points du podium à l'issue de cette 34ème journée. Ils pourraient même se retrouver cinquièmes dimanche soir. Un véritable affront pour le technicien argentin qui n'a pas hésité à parler de "honte" après la prestation de ses joueurs sur la pelouse du Vélodrome. Sur RMC Sport, Daniel Riolo, lui, n'y est pas allé de main morte, s'en prenant notamment à la faiblesse des joueurs.

"Sa grande faute (à Bielsa) aura été d’être naïf. De ne pas se renseigner sur ce qu’est le joueur français. Pendant 6 mois, il a pourtant réussi à les intéresser, mais trop c’est trop. Trop de tout, d’attention, d’entraînements… Il a surestimé, surprotégé son groupe, a martelé le journaliste dans son nouvel édito. Il a cru, et on y a cru aussi, qu’il allait transformer ces tocards en purs-sangs. Mais ce sont bien des bourrins. Des joueurs sans intelligence, sans sens tactique et à la technique limitée. La quintessence de nos centres de formation. Des capricieux qui annoncent vouloir partir du club s’il reste. Des types qui, en plein sprint final, gèrent leurs intérêts personnels en cherchant un club pour la suite."

Daniel Riolo est également revenu sur la gestion plus global du club. Et là aussi, il ne mâche pas ses mots. "Depuis le titre de 2010, l’OM fait n’importe quoi. Une gestion calamiteuse, souligne-t-il. Sa folle idée anti-PSG, faire un club français, avec notre gratin de joueurs. L’idée Dortmund. Sans Klopp, mais avec Baup, on a rigolé. Avec un fou, pourquoi pas. Mais un entraîneur, même très fort, ne change pas la qualité des patates !"