OM - Payet se livre sur les débuts prometteurs de son come-back

Par Jules Autef
4 min de lecture
L'OM a déboursé près de 30 millions d'euros pour faire revenir Dimitri Payet, en janvier dernier.

L'OM a déboursé près de 30 millions d'euros pour faire revenir Dimitri Payet, en janvier dernier.

En conférence de presse à deux jours d'un déplacement chez l'un de ses anciens clubs, le LOSC, Dimitri Payet s'est longuement confié sur les premières semaines de son retour à l'OM. Après des débuts logiquement poussifs, le Réunionnais assure avoir retrouvé la forme et ses performances commencent à s'en ressentir.

C’est une histoire en plusieurs épisodes qu’a débutée Dimitri Payet en rejoignant l’Olympique de Marseille, en 2013. Ouvert à la force d’un bras de fer avec West Ham, le deuxième tome a commencé cet hiver lors de son retour en Provence, avec des protagonistes quelque peu différents. « Ça se passe très bien, j’ai l’impression de ne jamais être parti. Il n’y a pas grand chose qui a changé, à part la direction », confie Payet, observateur privilégié du passage de l’ère Louis-Dreyfus au OM Champions Project de Frank McCourt. « Au niveau de la direction, il y a eu un très gros changement. On sent qu’il y a une envie de travailler différente, avec de nouvelles ambitions. Je pense qu’aujourd’hui, on part sur un projet cohérent. On sait que ça va prendre du temps, mais on a vu durant ce mercato de janvier que l’actionnaire avait envie de se donner les moyens de ses ambitions. »

Le Réunionnais est bien placé pour le savoir, lui dont le voyage retour entre Londres et Marseille a coûté près de 30 millions d’euros à l'OM. « Mon statut depuis mon départ a changé, mais je ne ressens pas du tout de pression par rapport à ça », assure Payet. « Bien sûr, il y a une attente des supporters, mais l’accueil qu’ils m’ont réservé m’a fait beaucoup de bien et mes coéquipiers, je pense, n’ont pas vu de différence entre le Dimitri de maintenant et celui d’avant. Ils ne me voient pas comme le sauveur, et ça me laisse le temps de jouer et d’être performant. »

« C’était dur, au début »

Car s’il n’a pas forcément eu besoin de se réadapter à un climat qu’il connaissait déjà, l’ancien Stéphanois a dû prendre le temps de réhabituer son corps à l’exigence physique du haut-niveau, après plusieurs semaines d’entraînement avec l’équipe réserve des Hammers. « C’était dur, au début. Quand on joue et qu’on sent qu’on n’est pas capable de faire ce qu’on veut sur le terrain, c’est chiant et on est frustré. Mais ça fait deux, trois semaines que je reprends du poil de la bête, j’ai du jus, je prends du plaisir et on l’a vu sur les derniers matchs, où j’ai été décisif », explique celui qui a inscrit deux buts et délivré deux passes décisives sur ses trois dernières sorties (toutes compétitions confondues). Les premiers chapitres de ce deuxième tome se sont avérés plutôt savoureux... On attend désormais les péripéties !