OM - Passi raconte quelques détails croustillants sur son départ

Par Jules Autef
3 min de lecture
Franck Passi retrace le jour de son départ de l'OM...

Franck Passi retrace le jour de son départ de l'OM...

Invité sur le plateau de SFR Sport, lundi soir, Franck Passi est revenu sur son départ de l'OM, en octobre dernier.

On est le jeudi 20 octobre 2016 et l'OM de Franck Passi, qui reste sur une série de trois matchs sans défaite en Ligue 1 (2 victoires pour 1 nul), prépare un périlleux déplacement à Paris, prévu trois jours plus tard pour le premier Classico de la saison. Le deuxième pour l'entraîneur de 50 ans, qui avait vécu une finale de Coupe de France en fin de saison dernière (défaite 2-4), après avoir succédé à Michel sur le banc olympien. Malheureusement pour lui, son aventure à la Commanderie s'arrêtera là.

« J’étais sur le terrain, je préparais le match de Paris. Je cherchais à savoir si j’allais faire une organisation à cinq derrière, on avait préparé plein de choses », a raconté le nouveau coach du LOSC, hier soir, sur le plateau de l’émission Le Vestiaire sur SFR Sport. « Il y avait une secrétaire du club au bord de la touche. Déjà, quand je l’ai vue, j’ai trouvé ça bizarre, parce que je ne l’avais jamais vue sur le bord de la touche en quatre ans passés avec les pros. »

« Il y avait eu une bagarre »

« Quand je l’ai croisée, elle m’a dit : "il faut que tu ailles directement dans le bureau du président." Ça ne m’a même pas mis la puce à l’oreille ! », poursuit Passi. Et pour cause, il pensait que ses dirigeants souhaitaient évoquer avec lui un tout autre sujet… « Il y avait de la tension, il y avait eu une bagarre (pendant l’entraînement). Je me suis dit qu’ils (les dirigeants) avaient vu la bagarre depuis leur bureau et je pensais qu’on voulait une explication là-dessus. Et là, on me dit que Rudi va arriver. Je n’ai pas demandé d’explication : "merci, au revoir." »

Dépité, Franck Passi a tout de même pris le temps d’avertir son staff, puis ses joueurs, avant de faire ses cartons. « J’ai vu des têtes un peu déconfites », confie-t-il. « On avait démarré quelque chose ensemble, mais je les ai rassurés en leur disant qu’il arrivait un très bon entraîneur, que le projet allait continuer et qu’il y aurait sûrement de nouveaux joueurs à Noël, que ça amènerait d’autres ambitions. » Il avait vu juste.