En conférence de presse de veille de match, Michel s'est dit surpris par la mentalité dont font preuve certains de ses joueurs, prêts à faire l'impasse sur des rencontres "mineures" pour mieux aborder les rendez-vous plus alléchants.
Il y a deux semaines, Michel surprenait tout son monde en dévoilant sa compo de départ pour affronter le club hollandais de Groningen (victoire 0-3), pour le retour de l'OM en Ligue Europa. Dès lors, on pouvait croire que le technicien espagnol avait lui-même décidé de laisser ses cadres au repos, trois jours avant un choc contre l'OL (1-1). Mais il s'en défend. "J'essaie de choisir une équipe qui correspond aux besoins du jour. Mais certains joueurs ont besoin de repos. Très souvent, vous me prenez pour un fou quand j'aligne une équipe à laquelle vous ne vous attendez pas. Mais c'est moi qui ai les informations sur les états de forme des joueurs. Pas vous...", a-t-il expliqué en conférence de presse, cet après-midi.
Seulement voilà, il se trouve que Michel n'est pas totalement en adéquation avec la mentalité de ses joueurs, qui, pour certains, "choisissent leurs matches" en avançant l'excuse d'un pépin physique ou d'un besoin de récupérer. "Les joueurs français choisissent leurs matches, pour ne pas se blesser. C'est quelque chose que j'ai du mal à comprendre et qui m'oblige à aligner des compositions forcées, mais à laquelle j'essaie de m'habituer", a-t-il lâché. "Ma mentalité en tant que footballeur, c'est que je voulais jouer tous les matches. Ici ce n'est pas le cas, mais il semble que c'est une habitude, c'est ce qu'on m'a expliqué..."
Des révélations étonnantes, qui laissent imaginer un nouveau onze de départ inédit, demain soir (21h05), pour affronter le Slovan Liberec (2ème journée d'Europa League), alors que le Classico face au PSG se profile à l'horizon (dimanche, 9ème journée de L1). "On récupère (Benjamin) Mendy et (Romain) Alessandrini, mais certains joueurs sont fatigués et ont demandé à ne pas jouer demain... Vous verrez lesquels", a déclaré Michel, avant de conclure, dans un sourire : "Vous êtes surpris ? Moi aussi, mais je dois m'y habituer."