Alors que 500 supporters marseillais devaient être autorisés à faire le déplacement au Parc des Princes, dimanche prochain, aucun ne devrait finalement rejoindre la capitale. Une décision prise par les groupes de supporters pour calmer le jeu après les incidents qui ont émaillé la rencontre face à Lyon. Mais pas que...
Au deux-tiers vide, ce dimanche, face à Angers, le Vélodrome sonnait bien creux. Les supporters phocéens payaient là le prix des incidents survenus lors de la réception de l'Olympique Lyonnais, dimanche dernier. Une décision prise par la commission de discipline de la Ligue de football professionnel. De son côté, le club phocéen tente de prendre les choses en main pour améliorer la situation.
A l'issue d'une réunion avec les associations de supporters, organisée ce lundi soir, l'OM a fait part de son envie de reprendre en main la gestion des abonnements. "Une réflexion a été engagée sur le principe d’une réforme du mode de commercialisation des places en virages", a confirmé le club dans un communiqué. Un groupe de travail "réunissant la direction du club et les représentants des groupes de supporters a été formé pour étudier cette modification du système de gestion des abonnements mis en place en 1990".
"Ça risque de déraper"
Mais en attendant, les rendez-vous s'enchaînent pour le club phocéen. Après la réception du Slovan Liberec, jeudi, en Ligue Europa, les coéquipiers de Steve Mandanda iront au Parc des Princes, dimanche soir, pour un Clasico de tous les dangers. Mal en point avec quatre défaites en huit matchs, les hommes de Michel ne pourront d'ailleurs pas compté sur le soutien de leur public. C'est, en tout cas, ce qu'ont décidé les groupes de supporters après une réunion avec le président marseillais, Vincent Labrune.
"Les forces de l'ordre vont nous mettre la pression, ça risque de déraper, on ne veut pas exposer nos gens à ça. Il va y avoir une pression monstre, des fouilles au corps, c'est plus du plaisir", a confié Christian Cataldo, leader des Dodgers, dans des propos rapportés par L'Equipe. Mais l'idée de ne pas envenimer les choses après les incidents face à l'OL ne serait pas la seule raison de ce boycott.
"À 60 euros le match, qu'ils (les Parisiens) se gardent la place. L'argent des Marseillais n'ira pas nourrir (le PSG), a martelé, de son côté, Michel Tonini, président des Yankees. Pour être sûr d'être tranquille, aucun groupe de supporters n'ira au Parc des Princes. On va pas donner le bâton pour se faire battre". Qu'il s'agisse d'argent ou de sécurité, l'OM n'aura, en tout cas, aucun supporter pour tenter de se sortir de cette spirale négative.