L'OM a rapidement et vivement réagi à la décision de la commission de discipline de la LFP d'infliger deux matches de suspension à Dimitri Payet, hier.
"L'injustice spectacle". Le titre du communiqué publié par l'Olympique de Marseille, tard hier soir, sur son site officiel, interpelle. Et il n'est pas nécessaire de chercher bien longtemps pour deviner de quel sujet il s'agit. Convoqué au siège de la LFP, hier à Paris, Dimitri Payet a écopé de deux matches de suspension pour ses propos colériques, qui faisaient suite au match nul concédé par Marseille devant Lyon (0-0), le 14 avril dernier. Une sanction que n'a clairement pas digéré le club phocéen.
Dans son communiqué, ce dernier pointe du doigt "l'amalgame constant réalisé par certains médias entre deux affaires sans commune mesure", faisant bien évidemment référence aux injures de Zlatan Ibrahimovic à l'encontre du corps arbitral du match Bordeaux-PSG. Car pour l'OM, son milieu de terrain ne s'adressait pas directement aux arbitres. "Le trio arbitral, prétendument visé par les propos de frustration du meneur de jeu de l'OM, n'avait rédigé aucun rapport complémentaire à l'encontre du joueur à l'issue du match", précise le club olympien, qui va même plus loin : "Il s'agit bien d'un dossier instrumentalisé et instruit à charge par une émission de télévision qui a dicté un verdict qui fera date dans l'histoire de notre championnat."
"Un joueur professionnel devra-t-il attendre d'avoir rejoint son domicile pour pouvoir exprimer sa frustration sans danger d'être piégé par une caméra indiscrète ?", interroge ironiquement le club provençal, regrettant que son joueur soit "la victime collatérale d'un tourbillon médiatique qui a eu raison de l'équité sportive". Toujours en course pour le titre en Ligue 1, l'Olympique de Marseille a effectivement provisoirement perdu l'un de ses meilleurs atouts. Nul doute que le sujet sera abordé par son entraîneur Marcelo Bielsa, cet après-midi, en conférence de presse.