Le président de l’Olympique de Marseille, Vincent Labrune, est revenu, dans un entretien accordé dans Le Parisien, sur la première partie de saison de sa formation. S'il estime le Paris Saint-Germain grand favori pour le titre de Champion de France, le Président marseillais assure que ses hommes ont les moyens de finir sur le podium. Il évoque, ensuite, la cohabitation entre son directeur sportif, José Anigo, et son entraîneur, Didier Deschamps, avant de revenir, plus précisément, sur son rôle et son travail de l'ombre, au quotidien.
"Au niveau sportif, le bilan est satisfaisant. On est qualifié en 8es de finale de Ligue des champions. On a remporté le Trophée des champions. On est encore en course dans les quatre compétitions. On a 2 points de plus en championnat que l’an passé à la même époque, malgré le pire démarrage de l’histoire du club (ndlr : neuf points en neuf matchs). Je continue de penser que le PSG est au-dessus. Derrière, pour le podium, tout est possible."
"Dans de très grands clubs français, la situation est parfois pire, mais ça, tout le monde s’en moque. Ce qui s’est passé au Paris Saint-Germain entre Leonardo et Kombouaré vient pourtant de nous rappeler que le football n’est pas un univers d’enfants de chœur. Alors oui, José et Didier ne sont pas les meilleurs amis du monde, c’est de notoriété publique. Cela tombe bien : ce n’est pas ce qu’on leur demande ! Ce qu’on leur demande, c’est d’avoir des résultats à la hauteur des ambitions et des moyens du club. Et en l’occurrence, leur bilan « commun » est bon depuis trois ans. Didier est le garant de ces résultats sportifs au quotidien. Son palmarès parle pour lui."
"Je pense être à ma place. A l’Olympique de Marseille, la star, c’est le club, l’entraîneur, les joueurs, mais pas le président. Je dois faire en sorte que la machine avance. J’ai tenté de remettre un peu de dialogue dans le management au sein d’un club qui en manquait cruellement. Je n’ai pas à mettre la puissance médiatique du club au service de ma communication personnelle. De toute façon, je n’ai pas le temps…".