OM - Empoignade entre Pancho Abardonado et Bob Tahri, mail explosif... la tension monte d'un cran à l'OM !

Par Dorian Bonzom
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Jacques Abardonado (OM)

Jacques Abardonado (OM)

Bob Tahri est dans le viseur de plusieurs salariés de l'Olympique de Marseille, lui qui aurait eu un accrochage avec Pancho Abardonado au soir du match face au Stade Rennais (3-1).

Après une saison cauchemardesque, l'Olympique de Marseille continue de s'embraser en interne. Et cette fois-ci, au cœur du brasier : Bob Tahri, coordinateur sportif et bras droit de Medhi Benatia, parti le 20 mai dernier. Selon L'Équipe et Foot Mercato, une vingtaine de salariés ont adressé un mail explosif à la direction du club. Mardi soir, alors que Pancho Abardonado montait sur scène au Château de la Buzine pour l'avant-première du film La Révolution Tapie, ce courrier était envoyé à la direction des ressources humaines, président, directoire, élus du CSE. Ses signataires se décrivent comme un "collectif de salariés" issu du bâtiment administratif, du secteur sportif et du vestiaire lui-même. L'objectif de celui-ci est de dénoncer le comportement de Bob Tahri, arrivé en décembre 2024 pour gérer le "player care" avant d'étendre progressivement son emprise sur l'ensemble du sportif.

Tahri est décrit comme une "personne malveillante" usant de "méthodes d'intimidation, de mensonges, de harcèlement et d'humiliations". Plusieurs salariés auraient été écartés sur ses recommandations : Marcelo Iaia, responsable de la performance, Véronique Lopez, envoyée au Vélodrome loin de la Commanderie, ou encore Alexandre Neyton, directeur de la sécurité, "qu'il veut virer pour mettre un ami à lui à la place", selon une source de Foot Mercato.

Une altercation avec Pancho Abardonado

La tension a aussi débordé sur le terrain sportif. Le 17 mai, quelques minutes après la victoire de l'OM contre le Stade Rennais lors du dernier match de la saison (3-1), Pancho Abardonado a confronté Tahri directement : "Pourquoi dis-tu partout que je suis une taupe ?" Selon L'Équipe, le ton est rapidement monté et plusieurs personnes ont dû s'interposer pour arrêter l'empoignade.

Contacté par le quotidien sportif, Tahri a répondu : "Je suis très serein, la direction sait mon investissement au quotidien. Mais ça ne restera pas sans suite". La DRH a pour sa part indiqué qu'elle étudiait "l'ensemble des mesures à mettre en œuvre". Le sujet sera évoqué lors du CSE ce jeudi, alors que Stéphane Richard s'apprête à prendre officiellement les rênes d'un club au bord de l'implosion.