Dans sa chronique hebdomadaire pour France Football, José Anigo revient sur les propos de Michel, lorsque l'entraîneur de l'OM s'était étonné que certains de ses joueurs choisissent leurs matches. L'ancien dirigeant Marseillais rejoint le technicien espagnol et va même plus loin...
À la veille de la réception du modeste Slovan Liberec en Ligue Europa (1er octobre, défaite 0-1), Michel s'était dit surpris de constater que certains de ses joueurs lui avaient demandé de les laisser au repos, regrettant leur manque d'implication et de détermination, pour ne pas dire de professionnalisme. José Anigo, lui, ne s'étonne plus de cette légendaire fainéantise des joueurs de Ligue 1. Un phénomène qu'il a lui aussi connu sur les bords de la Méditerranée...
"Malheureusement, moi je n’ai pas du tout été surpris par cette sortie. Cela n’a rien d’un coup de colère. C’est la triste réalité", constate Anigo. "Je n’ai pas peur de dire que j’ai vu passer beaucoup de fainéants dans ce métier ! Des tires au flanc qui trouvaient toutes les excuses pour ne pas forcer. Parfois, ils ne se cachaient même pas ! Il y en a qui choisissent leur match mais d’autres, ou les mêmes parfois, qui choisissent aussi leurs entraînements !"
Pour l'ancien directeur sportif et entraîneur de l'OM, ce problème prend sa source dans le trop grand laxisme dont font preuve les entraîneurs français à l'égards de leurs poulains, trop "choyés", "câlinés" et "soignés" à son goût... "Le laxisme est culturel. On est trop faibles avec les joueurs en France. Ils font trop ce qu’ils veulent. En Allemagne ou en Angleterre, le moindre écart de conduite, retard ou manquement au règlement entraîne une mise à l’écart directe et parfois une amende qui va jusqu’à 40% du salaire", souligne Anigo. "Et personne ne criera au scandale, surtout pas le fautif."