Dans les colonnes du Progrès, Sidney Govou (44 ans) est revenu sur les incidents graves qui ont entraîné l'annulation de l'Olympico entre l'OM et l'OL.
Dimanche soir, les incidents dramatiques survenus avant l'Olympico entre l'Olympique de Marseille et l'Olympique Lyonnais ont entraîné l'annulation de la rencontre, qui devait fermer les portes de la 10ème journée. Chez nos confrères du quotidien régional Le Progrès, Sidney Govou (44 ans), ancien ailier emblématique des Gones (1999-2010, 406 matches, 73 buts), est revenu sur cette très, très triste soirée pour le football français et appelle à ce que des mesures radicales soient enfin prises.
Sidney Govou ne digère pas et craint pour les joueurs
"Cela fait trop longtemps que ça dure. On a minimisé beaucoup d'actes par peur, ou je ne sais quelles raisons. On a atteint un tel niveau... (...) Dans cette situation, on ne peut pas être pro-Lyonnais ou pro-Marseillais. On peut juste dire que l'on ne peut pas continuer comme ça car on a touché à l'intégrité des acteurs. Quelle sera la prochaine étape ? Un type qui va venir à l'hôtel, se faire passer pour un serveur et planter un joueur ?", a d'abord indiqué l'ancien international français (49 sélections, 10 buts). "Personne ne veut assumer. Tout le monde se renvoie la balle entre la Ligue, la Préfecture, les clubs, alors que tout le monde est responsable. Les joueurs, pour une fois, ne le sont pas. Ils viennent au stade pour donner du plaisir aux gens et sont désormais tributaires de tout ce qui se passe autour. Et c'est alarmant. Je pense qu'il y avait beaucoup de signaux sur ce qui allait arriver, et personne n'a voulu les voir", a poursuivi Sidney Govou, on ne peut plus remonté.
"Que ce soit à Lyon, Marseille et n'importe où, c'est inadmissible. (...) Mais les clubs n'osent pas mettre les supporters en face de leurs responsabilités. Les présidents ont peur de dire qu'il y a des voyous parmi eux. Si des personnes ont pu attaquer les bus lyonnais, c'est parce qu’on leur a laissé une porte ouverte. Un match de foot est devenu un exutoire de 18h à 23h. La Préfecture n’a pas pris conscience de ce qu'est un rassemblement de 60 000 spectateurs et ce que représente ce genre de match dans la société actuelle où le climat est délétère. Je pense qu'en surveillant les réseaux, il était possible de comprendre qu'il allait se passer quelque chose, dehors ou à l'intérieur du stade. Et quand je dis cela, j'inclus aussi des Lyonnais qui se sont distingués par des comportements racistes", a continué le désormais consultant de Canal+, et de conclure en réclamant "des sanctions exemplaires".