Sur le terrain comme en dehors, Sébastien Corchia est un homme très demandé. En pleine préparation du déplacement à Lyon (à 17h au Parc OL), ça ne l'a pas empêché de nous accorder quelques minutes entre deux séances d’entraînement, afin d’évoquer son actualité. L’occasion pour le défenseur Lillois (26 ans) de se projeter, avec beaucoup de prudence, sur son avenir, mais aussi de revenir sur sa formidable année 2016, qui l’a vu devenir international tricolore et... papa ! On vous l’a dit, sur le terrain comme en dehors, Sébastien Corchia est désormais très demandé...
MadeinFOOT : Sébastien, l’année 2016 a été heureuse pour vous...
Sébastien Corchia : « Oui, c’était vraiment une année très positive pour moi. Je me suis très bien senti, sur le terrain et en dehors. J’en suis très content et j’espère faire encore mieux en 2017 ! »
Sportivement, votre première sélection en Bleu reste le point d’orgue de cette année ?
« C‘est quelque chose qui me tenait vraiment à coeur, je travaillais pour ça. C’était une grande fierté, cette première sélection. J'ai fait toutes mes classes dans les équipes de France jeunes, j’étais capitaine des Espoirs, donc mon objectif était d’atteindre les A. En plus, ça m’a permis de progresser dans mon jeu, de franchir un cap et de me sentir encore mieux sur le terrain. Avoir la confiance du sélectionneur, c’est bien pour moi, il me donne beaucoup de conseils. Et puis, en côtoyant de tels joueurs, j’apprends beaucoup. Maintenant, je vais tout mette en oeuvre pour rester et m’imposer à ce poste. »
Comment se sont déroulés vos premiers échanges avec Didier Deschamps ?
« Ça s’est très bien passé. Il m’a bien accueilli, lui comme le reste du staff et les joueurs aussi. Je savais qu’il me suivait et il m’a donné beaucoup de conseils sur mon jeu. Juste avant que je rentre à Lens (le 15 novembre, en amical contre la Côte d’Ivoire, ndlr), il m’a demandé de jouer comme je sais le faire et de ne pas me mettre de pression. Ça m’a donné encore plus de confiance et de motivation ! »
Comment jugez-vous la concurrence que vous font Djibril Sidibé et Bacary Sagna ?
« Sur les stages où j’ai été appelé, j’étais avec Djibril. Je le connais bien, on était au LOSC ensemble (entre 2014 et 2016, ndlr), donc la concurrence est saine et c’est ce qui nous fait avancer. Après, c’est normal qu’on ait envie de jouer tous les deux, mais il y a vraiment une bonne entente. »
Comme Sagna, il côtoie le plus haut niveau avec son club, qualifié pour la Ligue des Champions. Est-ce un avantage pour eux, par rapport à vous, dans la hiérarchie établie au poste en équipe de France ?
« Forcément, jouer des compétitions comme la Ligue des Champions, c’est un avantage. On se confronte à des équipes de très haut-niveau, on prend de l’expérience, on est plus vu… En tant que joueur, c’est un objectif de jouer des compétitions comme celles-là. Donc oui, c’est forcément un plus ! »
« LE NOUVEAU PROJET DU LOSC PEUT ÊTRE INTÉRESSANT POUR MOI »
Vous arrivez en fin de contrat dans dix-huit mois. On imagine mal le LOSC vous laisser partir libre, ce qui implique qu’une décision devra être prise dès cet été, à savoir prolonger ou partir… Une tendance s’est-elle dégagée dans votre esprit ?
« Pour l’instant, il n’y a pas de décision de prise. Mon agent gère tout ça, il a des contacts d’autres clubs et il y aura forcément des discussions avec le LOSC. On verra comment ça va se dérouler. Maintenant, mon but, c’est de me concentrer sur le terrain et de laisser ces discussions aux personnes qui s’en occupent. Il n’y a rien de décidé, et puis le nouveau projet du LOSC peut aussi être intéressant pour moi. Il y a vraiment les deux possibilités. »
L’arrivée de Gérard Lopez a-t-elle changé la donne concernant votre avenir ?
« Ça a l’air d’être un gros projet, très sérieux. On va voir durant les prochaines semaines. Pour l’instant, on est encore un peu dans le flou, on va voir. Il amène beaucoup d’argent, les dirigeants ont envie de faire quelque chose de bien. Ils visent le haut du classement et pour un joueur, jouer le haut du tableau reste très intéressant. On verra, mais c’est vrai que, vu l‘ambition qu’ils ont, ça fait réfléchir… »
Parlons d’un autre club ambitieux : Paris. Vous y avez joué étant jeune...
« Je suis né en région parisienne donc, forcément, quand j’étais petit, je suivais de près les résultats. J’ai même joué un an au PSG en quatorze ans, c’est un club que je suivais, voilà tout. C’est un très gros club, qui joue de très grosses compétitions. »
Cette affinité pour le PSG pourrait-elle vous empêcher de jouer, un jour, pour l’Olympique de Marseille ?
« (Rires) Non ! Je réfléchis plutôt en fonction du projet sportif. »
Celui de l’OM est intéressant...
« On verra… C’est tôt pour parler de tout ça et ce qui me préoccupe, ce sont les matchs du LOSC. Comme tout le monde, je vois dans les journaux que Marseille a un gros projet aussi, donc on verra, mais ce n’est pas quelque chose qui me trotte dans la tête pour l’instant. »
Vous avez fait toute votre carrière en France. L’étranger ne vous attire pas ?
« J’ai 26 ans et 230 matches en Ligue 1 environ (227 exactement, ndlr), donc je pense que j’ai emmagasiné pas mal d’expérience jusqu’ici. Donc oui, j’aimerais bien essayer quelque chose à l’étranger, on verra. »
Un championnat vous plaît-il plus particulièrement ?
« J’aime bien les championnats espagnol et allemand. L’Italie et l’Angleterre aussi... J’aime bien les quatre championnats. Je ne ferme aucune porte… »