Ligue 1 - OL - OM : Payet revient sur les violences dont il a été victime et se livre à coeur ouvert

Par Julien Castanheira
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Dimitri Payet avec l'OM

Dimitri Payet avec l'OM

Présent face aux médias à 24 heures du choc face à l'OL (match en retard de la 14ème journée), Dimitri Payet en a profité pour revenir sur les violences dont il a été victime cette saison en Ligue 1.

Pour Dimitri Payet, l'Olympico entre l'OL et l'OM, programmé demain à huis clos, sera encore plus spécial que ceux de d'habitude. En novembre dernier, date initiale de la rencontre, le Stéphanois a, en effet, été victime d'un jet de bouteille en pleine tête, ce qui a provoqué l'arrêt total du match après seulement deux minutes de jeu. Près de trois mois après, et à 24 heures de la rencontre, Payet est revenu sur les incidents dont il a été victime au Groupama Stadium, ainsi que ceux à Nice en septembre dernier, en conférence de presse. 

"Il y a eu des décisions de prises et c'est le début de quelque chose j'espère. C'est vrai que depuis Lyon, il n'y a pas eu d'incident grave dans nos stades. J'espère que c'était la dernière fois. Je suis le premier déçu de jouer dans un stade vide demain, même si c'est à Lyon. Les instances ont pris des décisions et j'espère qu'ils en prendront d'autres qui arrêteront la violence dans les stades" a-t-il expliqué d'abord. "J'avais l'impression que j'étais coupable dans ces deux histoires et c'est ça qui faisait mal, plus que la bouteille".

"Mentalement, ça a été compliqué"

Mais le Marseillais n'a pas caché les difficultés qu'il a eu pour encaisser le choc, plus violent psychologiquement que physiquement. "Mentalement, ça a été compliqué, parce que c'était la deuxième fois. On a entendu beaucoup de choses, de personnes qui donnaient leur avis mais sans lancer la moindre idée pour régler le problème". Désormais, Payet se sent investi d'une mission et il veut participer à l'éradication des violences dans les stades. "Mais c'est un combat que je veux mener, que je vais mener personnellement. Je vais tout faire pour rayer ces images de violence et nous, les joueurs, sommes les premiers à prendre des responsabilités sur ces choses là. Ça va au delà de la prise de parole. Je travaille avec des gens pour essayer de construire quelque chose. Si les décideurs ne savent pas prendre de décisions, nous les joueurs on le fera"