Ligue 1 - OL - OM : le Préfet du Rhône explique son rôle dans la reprise du match

Par Clovis Canivenc
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Ruddy Buquet, l'arbitre de l'Olympico

Ruddy Buquet, l'arbitre de l'Olympico

Depuis les annonces contradictoires de reprendre puis d'arrêter définitivement le match entre l'OL et l'OM, ce dimanche soir, les différents acteurs se renvoient la balle concernant la responsabilité de cette décision. L'arbitre de la rencontre, Ruddy Buquet, a d'abord expliqué au micro de Prime Video qu'il n'a jamais voulu reprendre le match. L'Olympique Lyonnais est ensuite venu contredire cette version dans un communiqué. Ce lundi soir, Pascal Mailhos, préfet du Rhône, est venu apporter de l'eau au moulin lyonnais sur l'antenne de BFM Lyon. L'intéressé explique que c'est M. Buquet qui a pris la décision de reprendre, dans un premier temps, et que toutes les dispositions avaient été prises en ce sens. 

"Je rappelle que l'article 549 du Code prévoit très clairement que la décision de maintenir ou de suspendre le match est de la responsabilité unique de l'arbitre. C'est d'ailleurs rappelé dès le début de la réunion par le responsable de la Ligue 1. Nous étudions alors les avantages et les inconvénients des deux solutions. Il est évident que, puisque la décision est prise après avis des autorités locales, nous donnons notre avis. Le DDSP, le vice-procureur et moi. Si donner son avis, c'est faire pression, pourquoi demander l'avis. Je donne mon avis sur les deux hypothèses. J'évalue les avantages et les inconvénients. Je ne donne pas de préférence. À l'issue de cette réunion, l'arbitre décide très clairement de maintenir de match, nous demande quelques minutes pour l'échauffement, et sous réserve que nous mettons quatre boucliers au point de corner. Pourquoi l'arbitre dit qu'il ne voulait pas reprendre ? Il faut le demander à ceux qui assistent à cette réunion et qui confirmeront la décision prise. La décision est tellement prise que nous prenons toutes les dispositions pour mettre des boucliers et que les joueurs vont sur le terrain. Ils y sont donc autorisés", a expliqué Pascal Mailhos, préfet du Rhône.