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Ligue 1 - OL - OM : l'OL publie un communiqué invitant une "réflexion collective empreinte de sang froid"

Par Julien Castanheira
6 min de lecture
L'OL sort du silence

L'OL sort du silence

L'Olympique Lyonnais poursuit sa communication agressive concernant les incidents survenus au Groupama Stadium le 21 novembre dernier, lors de OL-OM. En effet, après l'interview de Jean-Michel Aulas, Vincent Ponsot et Xavier Perrot, le Stadium manager, l'OL a envoyé un communiqué de presse, invitant "une réflexion collective empreinte de sang-froid après OL / OM". En substance, Lyon estime que l'incident survenu contre Dimitri Payet est un "acte isolé" d'une "seule et même personne, qui n'est pas membre des groupes de supporters de l'OL". De même que son président, l'OL ne veut pas que "l’acte individuel et isolé qui s’est déroulé le 21 novembre à Lyon" soit comparé "à l’immense majorité des incidents collectifs depuis le début de saison"

L'OL présente aussi ses idées concernant les incidents de ce type et la prise de décision : une reprise du match (ou non) dans un délai de 15 à 20 minutes et un procès-verbal lors des discussions entre les officiels. "Pour limiter les pressions et influences, l’Olympique Lyonnais propose que seuls l’arbitre, les délégués, le préfet et le titulaire de la délégation de responsabilité aient la parole lors des échanges sur l’issue du match et que l’ensemble des propos soit consigné dans un procès-verbal". Enfin, l'OL demande à ce que les investissements en terme de sécurité (caméras, places, stadiers...) fassent l'objet d'un "protocole précis et avalisé par les instances du football". 

LE COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE L'OL

"Une semaine après l’acte isolé qui a touché Dimitri Payet, l’Olympique Lyonnais tient une nouvelle fois à condamner l’incident qui s’est produit le 21 novembre. L’institution présente encore ses excuses au joueur, à l’Olympique de Marseille, mais aussi à tous les spectateurs qui ont vu leur soirée gâchée à cause d’une seule et même personne, qui n’est pas membre des groupes de supporters de l’Olympique Lyonnais.

(...) Le club rappelle et salue la rapidité de l’instruction du dossier par la justice, rendue possible par le fait que l’individu en cause a été identifié immédiatement par l’une des 400 caméras du Groupama Stadium et exfiltré par les stadiers, au nombre de 800 durant le match, et confié à la police, particulièrement efficace. Il a été placé en garde à vue dans le local judiciaire prévu à cet effet à l’intérieur du stade et condamné par la justice moins de 48 heures après.

Le monde du football a condamné à juste titre cet incident, réagissant avec une forte émotion dans un contexte marqué par les semaines précédentes, par la suite d’incivilités collectives impliquant de nombreuses personnes : bagarres de supporters en tribune, envahissements de terrain menaçant les joueurs, et jets massifs de projectiles sur les pelouses.

L’acte individuel et isolé qui s’est déroulé le 21 novembre à Lyon ne peut être comparé à l’immense majorité des incidents collectifs depuis le début de saison. Par conséquent, il est impératif que la distinction soit faite entre les actes collectifs de violence et de dégradations, et les actes isolés que personne ne peut anticiper ou empêcher.

Des sanctions identiques pour ces mêmes types d’actes, comme pour les actes isolés, font aujourd’hui peser sur les clubs des risques majeurs pour leur pérennité. Le club, également victime des agissements de l’agresseur, s’est porté partie civile. La possible perte de recette supérieure à 3,5 millions d’euros, sans compter les répercussions de la mesure conservatoire et des suites disciplinaires, arriverait dans un contexte de crise déjà difficile pour l’Olympique Lyonnais comme pour les autres clubs qui peinent à sortir du COVID.

Au demeurant, l’Olympique Lyonnais, au nom de l’équité sportive, économique et pour garantir une compétition juste, demande que les décisions qui seront prises dans le futur soient homogènes avec celles qui ont été prises depuis le début de saison et intègrent la règle fondamentale de proportionnalité. Cette même homogénéité est primordiale dans un même championnat afin de garantir l’équité entre des clubs. À ce titre, le club demande à être jugé par rapport à la réalité des faits.

(...) De même, l’Olympique Lyonnais plaidera auprès des instances pour que les prochaines prises de décision sur la reprise ou non d’un match se fassent sous un délai de 15 à 20 minutes maximum. Pour limiter les pressions et influences, l’Olympique Lyonnais propose que seuls l’arbitre, les délégués, le préfet et le titulaire de la délégation de responsabilité aient la parole lors des échanges sur l’issue du match et que l’ensemble des propos soit consigné dans un procès-verbal.

L’Olympique Lyonnais suggère que les investissements en matière de sécurité, de caméras, d’identification des places et de nombre minimum de stadiers en fonction des affluences, fassent l’objet d’un protocole précis et avalisé par les instances du football. Comme l’a montré le jugement du 23 novembre, l’identification immédiate a permis à la justice de condamner fermement et rapidement l’agresseur, à l’instar de ce qui a été entrepris avec succès en Angleterre depuis plusieurs années. Seule l'exemplarité de la sanction individuelle est dissuasive.

Dès lors, l’Olympique Lyonnais ne saurait accepter de devoir porter l’ensemble de la crise que vit le football sur ses seules épaules".