Il ne s'était pas exprimé depuis les incidents lors de Nice - OM, le 22 août dernier. Pour la première fois, Dimitri Payet est revenu sur ce qu'il s'est passé sur la pelouse et dans les tribunes de l'Allianz Riviera, dans un entretien accordé à L'Équipe. Cible des projectiles lancés par les supporters niçois, le capitaine marseillais avait mis le feu aux poudres en renvoyant deux bouteilles vers les supporters adverses.
Un geste qu'il ne regrette pas et serait même prêt à refaire : "Si je le referai ? Je pense que oui. C'est ce que j'ai dit à la commission de discipline. Je n'ai pas pris une bouteille à la 75e minute contre Nice. Tout ce qui s'est passé avant, c'est normal ? Les incidents n'ont pas commencé là", affirme-t-il en évoquant les nombreux projectiles lancés sur la pelouse à chaque corner tiré par les Olympiens.
"Ma réaction est humaine"
Après avoir une bouteille dans le dos, Dimitri Payet explique qu'il ne pouvait pas rester au sol par peur "d'en prendre plus dans la gueule. Après si je ne me relève pas, le match on le gagne 3-0. Je peux sortir avec une minerve et l'histoire est réglée. Mais ma réaction est humaine".
L'international français est ensuite revenu sur les sanctions infligées par la commission de discipline de la Ligue de Football Professionnel. Lui qui a écopé d'un match de suspension avec sursis estime que les sanctions "n'ont pas été à la hauteur". À l'image de ce qui se pratique en Angleterre, Payet aurait souhaité une "tolérance zéro" pour les supporters et les clubs fautifs : "Je pensais vraiment qu'il y aurait un truc fort après Nice et qu'on allait arrêter de rigoler. Les supporters, et je parle aussi des nôtres, il faut qu'ils sachent qu'ils peuvent pénaliser leur équipe et l'image de leur club. Mais il faut attendre quoi ? Qu'il se passe quelque chose d'encore plus grave ? Ce sera trop tard..."
Depuis le début de saison et le retour des supporters dans les stades, les incidents se sont multipliés. Lors de Montpellier - OM, Nice - OM, Lens - Lille, Angers - OM... Et Dimitri Payet tire la sonnette d'alarme.