Ce n'est un secret pour personne, la Ligue 1 souffre d'un certain manque d'attractivité. Certains pointent du doigt un spectacle en berne, d'autres des résultats décevants sur la scène européenne. Les cadors du championnat de France sont ainsi favorables à un passage à dix-huit clubs quand les autres, majoritaires, restent hostiles à cette réforme.
Dans son édition du jour, L'Equipe propose un plaidoyer en faveur d'un retour à dix-huit clubs. Une formule qui avait été remise au goût du jour pendant six saisons, entre 1997 et 2003. Pour le quotidien sportif français, l'idée mérite d'être étudiée car, entre autres, "c'est mieux sportivement", "c'est (sans doute) mieux économiquement" et "ça marche en Allemagne". Un avis partagé par certains clubs de l'élite, à savoir les plus gros budgets. Sept clubs se seraient ainsi déclarés favorables à la mise en place d'une telle réforme : le Paris Saint-Germain, l'Olympique Lyonnais, l'AS Saint-Etienne, Lille, Bordeaux, l'AS Monaco et l'Olympique de Marseille. Excepté le LOSC, les six autres formations ont évolué sur la scène européenne cette saison.
En face, le camp des réfractaires reste majoritaire. Onze clubs se seraient, en effet, opposés à un retour à l'ancienne formule : Caen, Reims, Nantes, Toulouse, Lorient, Guingamp, Ajaccio, Nice, Bastia, Troyes et Montpellier. Une décision logique pour Guy Cotret, président de l'AJ Auxerre et de l'Union des clubs professionnels français. "Les clubs du ventre mou de la L1 ne voteront pas pour un projet qui accélérerait le processus de descente de leur club", témoigne-t-il dans les colonnes de L'Equipe. "On ne voit pas l'intérêt d'un passage à 18 et c'est un projet qui, de mon point de vue, n'aboutirait pas", ajoute-t-il. A noter que deux clubs ne se sont pas prononcés à ce sujet : Angers et Rennes.
Réformer la Ligue 1 pour la rendre plus attractive n'est donc pas chose aisée. Dans ce débat ouvert entre les différents acteurs du football professionnel français, un homme reste silencieux, comme le note le quotidien : Frédéric Thiriez. Il y a deux ans, il s'était dit en faveur de ce projet de passage à 18 clubs. Aujourd'hui, le voilà murer dans le silence. Ce qui n'aide évidemment pas les choses à avancer.