"Je ne peux que déplorer l'image négative que de telles discussions peuvent engendrer." Au coeur du conflit OL-OM, la LFP. Et au coeur de la LFP, sa présidente, Nathalie Boy de la Tour. Dans un entretien accordé à l'AFP, la dirigeante de la Ligue a tenté de calmer les esprits : "je rappelle qu'il faut faire preuve de dignité, de retenue, d'exemplarité, notamment vis-à-vis de la jeunesse. Il faut raison garder, mais c'est compliqué dans un univers où la tension sportive est très forte." Mise sur le ring pour son "désespoir", évoqué par Jean-Michel Aulas, la présidente renvoie le Lyonnais dans les cordes : "non, je ne suis pas désespérée. À titre personnel, je suis juste fatiguée de lire des propos sexistes, déplacés et dégradants à mon égard, et que certains me prêtent une proximité avec Jean-Michel Aulas qui n'a pas lieu d'être."
"C'est ça qui est difficile, reprend Nathalie Boy de la Tour, on assimile ma présence au CA de la Fondation OL. À de la proximité avec Jean-Michel Aulas." Critiquée dès son élection pour cette raison, la présidente de la Ligue a tenu à clarifier une énième fois sa position. "J'y allais une à deux fois par an pour parler de sujets caritatifs, en tant que déléguée de la Fondation du Football. C'était la Fondation OL, pas l'OL", plaide-t-elle avant de rappeler sa neutralité dans l'opposition OL - OM : "J'étais jeudi au Vélodrome pour soutenir l'OM, j'étais au dîner de la Fondation OM le mois dernier." La dirigeante tente de joueur les médiateurs : "j'ai eu Jean-Michel Aulas au téléphone, vendredi, au même titre que j'ai essayé de joindre Jacques-Henri Eyraud. Mon rôle est de comprendre ce qui se passe et de parler avec tout le monde."