Dans nos colonnes, Sacha Tavolieri, journaliste spécialisé dans le championnat de Belgique nous a décortiqué le Royal Union Saint-Gilloise, l’adversaire de l’OM en Ligue des Champions, ce mardi soir. Le favori de ce match, les points forts de l’Union Saint-Gilloise… Sacha Tavolieri nous dit tout.
Comment jugez-vous la première partie de saison de l’Union Saint-Gilloise ?
Une très bonne première partie de saison parce que c’est une équipe qui est solide à la maison. L’Union est une équipe qui peut être en difficulté en Ligue des Champions parce qu’elle ne joue pas dans son stade, tout simplement. Ils jouent dans le stade d’Anderlecht et c’est un peu compliqué en C1, car elle subit aussi le coup de tous ces matches à répétitions, car ils n’ont pas un groupe qui est très large. Mais globalement, c’est une équipe qui a un certain talent. Une équipe qui joue les uns pour les autres, c’est une des grandes qualités de ce club.
Peut-on dire qu’il y a eu un avant et un après Pocognoli, sachant que l’USG version Sébastien Pocognoli obtenait d’excellents résultats avant qu’il ne quitte le club pour rejoindre Monaco ?
Il y a eu forcément une différence, après il faut s’adapter. Le système et l’identification, le profil… au final, l’entraîneur n’est pas si important que ça. Ce n’est pas comme s’il est arrivé avec de nouveaux principes, qu’il fallait tout changer. L’Union a une manière de jouer, des codes qui sont bien installés, et l’entraîneur peut s’adapter à l’équipe. Il a fallu un peu de temps, mais c’est normal : c’est une équipe qui doit s’adapter à son nouvel entraîneur, une équipe qui doit comprendre comment joue le coach. Le plus difficile, c’est qu’il doit enchaîner en Ligue des Champions.
Lors d’une précédente interview, le journaliste de WalFoot, Loïc Woos m’avait décrit Sébastien Pocognoli comme un entraîneur au style résolument offensif. Peut-on dire la même chose de David Hubert ?
Ils ont un football qui est relativement similaire. Effectivement, c’est un football offensif. Après, il ne faut pas oublier que c’était l’ancien entraîneur d’Anderlecht. Il avait créé un style de jeu qui est offensif. C’est un football qui va vers l’avant, qui tente des choses, qui est l’ADN d’Anderlecht et, comme il a été formé, il retrouve ce football-là dans celui de Pocognoli.
A-t-il réussi à faire oublier Sébastien Pocognoli ?
C’est un peu trop tôt pour pouvoir le dire. Ça va encore prendre du temps. C’est une équipe encore similaire à celle que Sébastien Pocognoli avait. Il faut que l’équipe continue à progresser et se retrouve encore. Forcément, il y a des leaders qui vont créer cet aspect d’unité… qui est hyper important, mais David Hubert doit avoir sa propre patte et, pour le moment, il fait du mieux qu’il peut. Il a évidemment son groupe qui est derrière lui et il avance.
Quels sont, selon vous, les joueurs de l’USG que l’OM devra surveiller de près ?
En défense, tu as le frère d’Alexis Mac Allister, Kévin Mac Allister, qui est très bon. Dans le milieu de terrain, Adem Zorgane a fait un match incroyable contre Galatasaray et, sur le plan offensif, Kevin Rodriguez, international équatorien, qui, à mon avis, sera aussi une surprise à la Coupe du Monde. C’est un vrai bon joueur, qui est meilleur buteur du championnat.
Au vu des difficultés actuelles de l’OM, qui part favori entre Marseille et l’USG ?
L’OM, c’est l’OM, tu vois. L’Union Saint-Gilloise, c’est un petit club. Ils vont en Ligue des Champions pour la première fois depuis très longtemps. Ce n’est pas le même niveau. Marseille est largement supérieur à l’USG dans tous les aspects, techniquement. Je commente la Ligue 1 pour Sky Sport en Suisse et Marseille, je les commente chaque week-end : c’est quand même plus fort. Ils sont capables de faire quelques exploits, de montrer ce qu’ils sont capables… mais, fondamentalement, il n’y a pas match. Si Marseille joue à son niveau, ils doivent gagner contre l’Union.