EXCLU - Frank Leboeuf dévoile les dessous du rôle de Jonathan Clauss et des remplaçants des Bleus !

Par Hugo Cammilleri
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Frank Leboeuf.

Frank Leboeuf.

Dans un entretien exclusif accordé à MadeInFOOT.com, Frank Leboeuf a livré les dessous du rôle des remplaçants dans le groupe français durant l'Euro, à l'image de Jonathan Clauss. Un rôle en dehors des terrains, certes, mais très important pour la vie de groupe.

Retiré des terrains mais toujours proche de l'actualité du ballon rond, Frank Leboeuf est revenu sur le rôle des remplaçants dans le groupe des Bleus durant l'Euro 2024, à l'occasion d'un entretien exclusif accordé à MadeInFOOT, grâce à BoyleSports qui offre les derniers paris sur l'Euro 2024. L'ancien défenseur central a confié que le rôle de ces remplaçants, comme Jonathan Clauss, est très important dans la vie de groupe, bien qu'il soit compliqué à accepter pour les joueurs sur le banc.

"Je crois qu'ils sont à fond, à 100 % avec les potes"

"Quand on est remplaçant, il faut accepter le fait que c'est une décision humaine. C'est un entraîneur qui fait son choix. Même si on pense qu'il a tort, c'est le seul qui a le droit de faire ce choix-là. Il se trompe peut-être à votre dépens. Moi, je n'ai jamais accepté la décision d'Aimé Jacquet. C'était Laurent Blanc et Marcel Desailly, après c’était moi. Mais je n'ai jamais accepté pour moi. Mais pour le monde extérieur, pour le groupe de copains, si on est là, on sait très bien les tenants et les aboutissants. On doit juste se taire. C'est ce qu'ils font", a confié Frank Leboeuf.

"Je crois qu'ils sont à fond, à 100 % avec les potes. C'est très dur parce que quand on est un compétiteur, on n'a pas envie d'être assis sur un banc et d'attendre que ça se passe. On est content pour les copains. Je pense qu'on a un ressentiment qui est juste normal, humain. C'est qu'on ne se sent pas impliqué. On dit qu'ils ont fait le boulot, qu'on est contents, qu'on fait partie du groupe. Il y a un discours politique qui se donne pour faire plaisir aux médias, au sélectionneur, aux joueurs qui jouent. Mais c'est chiant. On n'a pas envie de faire ça. Personne n'a envie de faire ça. Quand on est Jonathan Clauss, qu'on est (Kingsley) Coman, qu'on est d'autres joueurs, on n'a pas envie d'être sur le banc. C'est embêtant, pour ne pas dire autre chose. Il y a une attitude de façade, à avoir, parce qu'il faut être professionnel, parce que c'est un choix. Mais après, on a le droit de penser qu'on s'emmerde. Ils ont complètement le droit de le penser", a-t-il conclu.

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