Dans une interview publiée ce matin dans les colonnes de L'Equipe, le vice-président de l'AS Monaco, Vadim Vasilyev, revient sans détour sur les dernières tractations ayant eu lieu sur le Rocher.
Le huitième de finale aller qui attend Monaco à Arsenal, mercredi, a déjà permis à Vadim Vasilyev de faire le point sur l'actualité du club du Rocher. Très présent dans les médias, français comme étrangers, ces derniers jours, le vice-président de l'ASM s'est confié à L'Equipe, dans un entretien publié ce matin et où il considère la saison monégasque comme "déjà réussie". Sur le plan sportif, mais pas uniquement.
Inscrit dans le nouveau projet du club, le recrutement définitif de Bernardo Silva pour 15,75 M€, cet hiver, a été perçu comme une véritable bonne nouvelle par Vasilyev, persuadé que ce pari sur l'avenir s'avérera payant dans les prochaines années. "On a peut-être payé plus que le prix du marché, mais seul l’avenir nous le dira. On a beaucoup réfléchi et parlé avec le président. C’est un choix stratégique. Notre sentiment, c’est qu’avec sa qualité technique, sa mentalité, la façon dont il s’est intégré ici, il sera un top joueur dans deux ou trois ans, a-t-il prédit. À une échelle différente, c’est un peu comme James, on fera une plus-value sur lui. Il progresse beaucoup et est déjà important pour notre jeu."
"On ne pourra pas garder tout le monde"
Un jeu résolument moins offensif que celui promis par Leonardo Jardim à son arrivée sur le banc monégasque, l'été dernier. Mais le technicien portugais a su s'adapter aux qualités de l'effectif dont il dispose et, sans faire lever les foules, Monaco s'est lentement hissé au pied du podium, à douze journées de la fin du championnat. Alors à la question de savoir s'il sera conservé, Vasilyev ne laisse pas de place au doute. "Oui, c'est sûr et certain. Il est très bien ici. Il aime la Principauté, sa famille aussi." Quant aux moyens qui lui seront mis à disposition pour mener l'ASM vers les sommets, le dirigeant russe reste plus évasif. "On gardera un effectif compétitif pour se hisser sur le podium. Après, on ne pourra pas garder tout le monde, c'est normal", a-t-il nuancé.
Mais malgré cette volonté affichée de maintenir un certain niveau sur le plan sportif, les pensionnaires du Stade Louis II ont laissé partir un homme sur lequel ils avaient beaucoup misé, à son arrivée sur le Rocher, Lucas Ocampos. Prêté à l'OM avec option d'achat obligatoire (en cas de qualification pour la prochaine Ligue des Champions), l'argentin a quitté une formation où son temps de jeu ne correspondait plus à ses attentes. "Il était remplaçant et il fallait trouver une solution, explique Vasilyev. Si on finit troisième devant Marseille, on récupèrera un joueur en confiance qui a joué pendant cinq mois alors qu’il n’aurait pas joué chez nous. On est gagnant-gagnant. On ne peut pas garder un joueur qui, dans sa tête, est déjà parti, juste pour ne pas renforcer un concurrent." Car en dépit d'un changement de cap inquiétant à l'été dernier, l'AS Monaco n'en a pas perdu son ambition.