Antero Henrique a adressé une lettre au patron de l'arbitrage français, Pascal Garibian, afin de lui faire part de ses remontrances suite au Classique remporté face à Marseille dimanche dernier. Et le directeur sportif du PSG n'y vas pas avec le dos de la cuillère...
Entre sa communication branlante sur le cas Neymar, l'enchaînement des matchs dont un huitième de finale retour de Ligue des Champions face au Real Madrid, ou encore une application approximative des règles du fair-play financier, le Paris St-Germain a bien des problèmes à régler ces temps-ci. Pourtant, Antero Henrique, le directeur sportif du club de la Capitale, a trouvé le temps d'adresser une lettre à Pascal Garibian, le directeur technique de l'arbitrage français.
Dans cette missive, le dirigeant Portugais se plaint évidemment de la manière dont Benoît Bastien a officié lors du dernier Classique, remporté 3-0 par Paris mais marqué par la blessure à la cheville de Neymar. D'après L'Equipe, Henrique dénote auprès de Garibian trois faits de jeu qui, selon lui, ont joué en défaveur du PSG : la semelle dangereuse d'Ocampos sur Dani Alves, qui ne lui a valu qu'un carton jaune, le geste d'énervement de Njie sur Marquinhos, qui là encore a abouti sur un simple avertissement, et surtout les propos de Dimitri Payet, quelques minutes avant la fameuse blessure de Neymar.
Un "traitement partial et équitable" des arbitres avec le PSG ?
Déjà évoquée par Thiago Silva après la rencontre, la provocation verbale du meneur de jeu Marseillais est ainsi retranscrite par Henrique : "dîtes à Neymar de se calmer, sinon on va s'occuper de lui". Même si elle n'est due qu'à un mauvais appui, la grave entorse du brésilien a donné du poids aux mots prononcés par Payet, qui sont jugés "inqualifiables" par le DS Parisien. Ce dernier estime qu'ils "auraient dû être sanctionnés et mentionnés par Monsieur Bastien dans son rapport".
Plus globalement, Antero Henrique regrette dans cette lettre le "traitement partial et inéquitable" dont fait l'objet le club parisien et "qui nuit à la qualité du jeu, entraîne des blessures chez nos joueurs et instaure un climat délétère". Voilà qui va indirectement rajouter de la pression sur les épaules de Clément Turpin, au sifflet pour le deuxième Classique prévu ce mercredi soir, en Coupe de France.